mercredi 7 avril 2010

Installer Ubuntu sous Windows avec Wubi


Mon PC de bureau est un portable préconfiguré sous Windows avec toute la suite logiciel habituelle (Office & co) ainsi que des applications spécifiques à mon entreprise. J'ai besoin de garder la possibilité de démarrer avec cet OS pour accéder à certaines applications et aussi pour que l'ordinateur soit toujours pris en charge par le support interne en cas de problème.

Pour développer et travailler j'ai également besoin de pouvoir travailler sous Linux pour plusieurs raisons; pour utiliser certaines applications, pour des raisons de performances, pour tous les avantages liés à l'utilisation d'un OS libre et également pour réaliser des tests sous plusieurs environnement facilement.

Comment être capable d'utiliser Windows ET Linux sur la même machine?

Une réponse très simple pour parvenir à concilier les 2 est le dual boot !

OK mais comment le faire tout en respectant tous ces besoins ?

Avec Wubi ! Un programme d'installation de Ubuntu sur Windows qui a l'avantage d'être très simple.

Par défaut, le PC est livré avec 2 partition sur le disque dur, une pour l'OS Windows et une pour le reste, les données. Pour installer Linux on pourrait croire qu'il faut absolument allouer une partition spécifique, mais pas forcément. Wubi installera Ubuntu dans le répertoire Windows de son choix, quelque soit la partition.

Pour créer une partition de données spécifiques à Linux et ainsi éviter de mélanger les fichiers de travail Windows et les fichier Linux, il faut utiliser un utilitaire de gestion de partitions. Sous Windows, il n'est pas simple d'en trouver un qui soit gratuit, simple et efficace ! Une recherche rapide me persuade de graver un live CD GParted. Après avoir téléchargé le fichier ISO de GParted, je le grave sur un CD et je redémarre avec le CD dans le lecteur. En quelques clics je modifie les partitions pour avoir une partition système pour Windows, une partition data pour les données Windows et une partition data pour les données Linux.



Après quoi, il suffit de redémarrer sous Windows pour lancer l'installation d'Ubuntu avec Wubi. La partition de data Windows peut être utilisée pour l'installer. En quelques minutes vous avez un dual boot Windows/Ubuntu et à chaque démarrage vous pouvez choisir entre un démarrage sous Windows ou sur Ubuntu.

Il est même possible de spécifier votre préférence entre Windows et Ubuntu et de réduire le temps d'attente au démarrage pour sélectionner l'OS à utiliser:

Clic droit sur Poste de travail/Propriétés/Avancé/Démarrage et récupération/Paramètres/Démarrage du système/Modifier/Mettre Ubuntu en premier.

Voila, c'est mon pense-bête pour la prochaine fois que j'ai un dual boot à faire...

Ce n'est pas la solution optimale que les puristes choisiront mais elle répond à les besoins !

samedi 20 mars 2010

l'idée du Ch'ti JUG : 1 an déjà

Il y a un peu plus d'un an commençais les débuts des premiers balbutiements de l'ébauche du Ch'ti JUG. 1 an déjà...

Si on regarde le chemin parcouru on voit qu'on est passé du stade des sessions plutôt artisanales à un système bien rodé, quasi industriel.

Les premières sessions de mai et juin avec Antonio Goncalvez et Arnaud Héritier ont été les plus difficiles à organiser car il fallait trouver nos marques et elles resteront des sessions un peu spéciales, comme le symbole de la naissance du JUG du Nord.

Après la trêve estivale, en septembre, c'est Emmanuel Bernard de JBoss qui ouvre le bal avec une session sur Hibernate Search et Validation puis en octobre, c'est au tour de Carl Azoury de Zenika avec une session sur Terracotta.

La vitesse de croisière du Ch'ti JUG est atteinte fin octobre avec une session sur Nuxeo et Hadoop / Mapreduce réalisée par Olivier Grisel de Nuxeo puis en novembre c'est une session sur les technologies Google qui s'organise avec Didier Girard et Salvador Diaz de Sfeir.

En décembre, une session sur HTML5 et les Websockets est organisée avec Peter Lubbers de Kaazing puis c'est sur le thème de Drools que la communauté se retrouve après les fêtes avec Mark Proctor et Geoffrey De Smet de JBoss.

Ensuite c'est GlassFish ESB qui est présenté par Didier Burkhalter de Sun en février et on enchaine par une session sur l'agilité en mars avec Jean-Philippe Ravillion de MC3SI et Fabrice Robini ainsi que David Alia d'Octo Technologies.

Déjà 10 sessions. "Déjà" parce que je n'ai pas vu le temps passer.
Seulement 10 sessions. "Seulement" parce que vu l'engouement de la communauté, avec un peu de chacun on pourrait en faire bien plus.

Déjà plus de 1000 participants !

Déjà 12 sponsors, entreprises et écoles qui nous ont fait confiance : Proxiad, Sopra, Norsys, Proxiad (2), Ineat, SII, ADEO, Capgemini, MC3SI, Cylande, Isen, l'Université Lille 1, L'IUT Lille 1. Merci à tous ceux qui nous ont soutenus dans la démarche.

Déjà 8 vidéos en ligne de nos conférences grâce à Proxiad, notre partenaire vidéo.

Déjà 80 photos en ligne en souvenirs de nos évènements.

Déjà 75 tweets du compte twitter @chtijug ! Déjà 113 followers ! Déjà 30 articles sur le blog !

Déjà 10000 visites et plus de 5000 visiteurs uniques sur le site.

Déjà 1000 bières partagées entre Ch'ti Juggers autours du buffet de fin de session et déjà une dizaine d'after au resto, bien sympathiques les afters d'ailleurs !

Déjà 550 personnes inscrites au mailing d'annonce des sessions !

Déjà 5 partenaires éditeurs mettant des livres à disposition pour en faire la revue ou les faire gagner: Dunod, Pearson, Oreilly, Manning, Eyrolles.

Déjà 2 partenaires Goodies pour faire gagner des licences : Jetbrains et Zeroturnaround.

Seulement 3 Ch'ti JUG Leaders !

On peut être fier du chemin parcouru et il faut encore qu'on s'améliore pour enrôler de nouveaux Ch'ti JUG leaders.

mercredi 3 mars 2010

Avis sur le livre "Scrum" aux éditions Dunod

Avis sur le livre "Scrum" aux éditions Dunod

"Je ne m'attendais pas ça, mais la lecture de ce livre après plusieurs mois de pratique de Scrum a vraiment été enrichissant. C'est un livre qui permet de débuter avec Scrum, mais aussi de se perfectionner quand on vit déjà Scrum au quotidien !

Dans un premier temps, cela m'a conforté dans l'idée que notre implémentation de Scrum est très proche des bonnes pratiques délivrées par les formateurs Scrum de renom comme Claude Aubry. Mais cela a aussi mis en avant que pour certains "détails", nous n'étions pas en phase avec les préconisations.

Les chapitres traitant du fonctionnement de l'équipe Scrum en général et des cérémonies ont été pour moi une bonne piqure de rappel, même si je connaissais déjà ces pratiques, ils traitent très simplement de Scrum et apportent une vision experte qui est accompagnée de retours d'expérience concrets.

Les chapitres pour lesquels j'ai porté le plus d'intérêt sont ceux traitant du ScrumMaster et du PO car ce sont des rôles que je n'ai jamais endossés. Mais j'ai également apprécié la précision de la définition du DONE et les conseils pour passer à SCRUM sans douleur.

J'attendais un chapitre complet sur le Scrum de Scrum car travaillant dans ce contexte depuis peu, nous avons besoin de conseils sur ce point."

Cyril Lakech (Ch'ti JUG - http://chtijug.org)

Avis sur le livre "Programmation GWT2" aux éditions Eyrolles

Programmation GWT2Programmation GWT 2

« Ce livre est le premier à traiter de la programmation GWT 2 et il m’a fait redécouvrir cette technologie après 2 ans de développement ! L’utilisation du français facilite sa compréhension et quand les points très techniques sont abordés c’est un gros plus.
On retrouve quelques erreurs de typo ici ou la mais on imagine aisément la quantité de travail qui fut nécessaire pour sortir en temps et en heure cet ouvrage à seulement quelques jours de la sortie de GWT 2. La bonne nouvelle c’est qu’une seconde édition verra le jour et qu’il existe un site communautaire qui permet de partager les remarques des lecteurs.
Le style se lit très facilement et j’ai apprécié la franchise et les conseils utilisés dans les différents chapitres.
J’ai eu le sentiment qu’à chaque chapitre on avançait un peu plus dans les entrailles de GWT, de plus en plus profond à chaque notion abordée et pour finir en prenant du recul ou mettre en perspective les nouvelles fonctionnalités.
Je recommande donc fortement ce livre de Sami Jaber et nous remercions les éditions Eyrolles de nous avoir transmis cet ouvrage. »

Cyril Lakech, Ch’ti JUG (chtijug.org)

Avis sur le livre "Apache Maven" aux éditions Pearson

Apache Maven

« Le ton léger utilisé rend la lecture de l’oeuvre agréable et on se surprend à enchainer les chapitres sans effort. Le livre s’attaque à des sujets très techniques, mais c’est dans la transparence que les avantages autant que les inconvénients de maven sont abordés. Très fair-play, on y retrouve même des exemples de solutions concurrentes comme gradle! Tout au long de l’histoire que nous raconte l’ouvrage (une société intégrant progressivement maven dans ses développements) on comprend l’utilité et la force de maven tout en apercevant ses limitations. Non, cet ouvrage n’est pas la bible exhaustive et précise qu’est « maven, the definitive guide » mais il a le privilège d’être le seul livre à rendre la compréhension de maven accessible au commun des mortels… »

Cyril Lakech, Ch’ti JUG (chtijug.org)

Avis sur le livre "Spring par la pratique, seconde édition" aux éditions Eyrolles

Avis sur le livre "Spring par la pratique, seconde édition" aux éditions Eyrolles

"J'utilise Spring depuis plusieurs années mais j'ai tout de même lu chacun des chapitres du livre. Les premiers chapitres expliquent les concepts liés à Spring et c'est avec pédagogie qu'ils sont illustrés au lecteur, c'est l'occasion de faire une piqure de rappel. Les chapitres des parties suivantes détaillent les différents services Spring et leur fonctionnement est expliqué clairement pas à pas. Des exemples sont utilisés pour démontrer certains points et on retrouve l'application qui sert d'exemple, tudu list, en ligne.

J'ai apprécié le chapitre sur les transactions pour sa simplicité de compréhension et les chapitres sur les dynamic modules et DM server m'ont vraiment mis l'eau à la bouche!
J'ai juste eu du mal avec le chapitre traitant de JCA, j'ai du le lire 2 fois pour comprendre l'approche de Spring pour nous abstraire de la complexité de ce mode d'interconnexion.

C'est un très bon livre que je conseille pour prendre connaissance des différents services offerts par Spring, mais il est important de pouvoir tester, en parallèle de la lecture, les exemples avec le code disponible en ligne. Et il ne faut pas hésiter à potasser un peu sur la toile pour approfondir certains points pendant ou après la lecture."

Cyril Lakech, Ch'ti JUG (chtijug.org)

lundi 10 août 2009

gwt-user.jar issue with javax.servlet java files

EDIT: I wrote this entry before google commit the modification in the trunk to solve this issue. Now, this article is deprecated because this morning scottb change the build.xml file of gwt-user to remove the javax.servelet java file. Here is the details about the commit : http://gwt-code-reviews.appspot.com/56813

In gwt-user.jar of GWT there are some java files of javax.servlet and since we need to add this jar in the classpath during compilation, maven compile these files into class file and package these class files into the war of the GWT application.

Every web server and application server provide those files too and if we deploy a war with javax.servlet class file on a server we get a linkagerror because the class are provided twice.

There are different solutions:
1/ Google remove java files from gwt-user (and optionnaly provide a gwt-user-sources)
2/ You remove javax.servlet class from you war after compilation (with a antrun remove script)
3/ You use a special gwt-user without the java files and you upload it to your company repository (gwt-user-mycompany)
4/ what else ?

So there are 2 issues in the gwt bug tracker dealing with this problem.

remove javax.servlet java files from gwt-user: NeedsInfo/Enhancement

Remove or change timestamp of javax.servlet source files in gwt-user.jar: Fixed/Defect

The official google answers are below.
1-scottb from Google says : "This is a maven compiler issue. The java files from javax.servlet should not be compiled and packaged." Here
2-scottb from Google says : "The solution is to ask to the Maven central repository maintainer (ndeloof) to changed each gwt-user release to remove the javax.servlet java files." Here
3-scottb from Google says : "The source is provided as a convenience for debugging." Here

I don't know which of those 3 answers is the best. Please vote for you favorite one.

In this topic we have gwt guest like fredsa or diaz.salvador. I hope this issue would be solved before the GWT 2.0 in a way or another.

This topic was discussed in the gwt maven plugin too: http://jira.codehaus.org/browse/MGWT-48

dimanche 2 août 2009

Université du SI - Résumé du Jour 1 : USI-J1 (partie 2)

Je rentre de vacances et il est temps de continuer ce que j'ai commencé dans le billet précédant.

Azure: L'informatique dans les nuages par Microsoft

Après Firefox, je fonce à la session sur le nuage selon Microsoft par Guy Barrette qui compare l'arrivée du cloud à l'électrification dans le monde il n'y a pas si longtemps. Bientôt le nuage sera la norme il parait, on est tous septiques mais il semblerait qu'à l'époque ou les ampoules sont arrivés, les gens qui s'éclairaient à la bougie voyaient ca d'un oeil septique également... à suivre.
La comparaison va plus loin puisque maintenant quand on branche son laptop sur une prise murale car la batterie ne tient plus la route on ne pose pas la question de savoir d'où vient le courant, il est là et puis c'est tout. Et bien il en sera de même avec le cloud, actuellement on se demande ou va se retrouver physiquement ce qu'on l'on pose sur le nuage mais bientôt toutes ces questions ne se poseront plus... le nuage sera la est puis c'est tout.

La solution de cloud Microsoft est Azure et elle se découpe en compute, storage et management. Coté storage on retrouve blob, table, queue respectivement une solution de stockage de fichiers, la solution de base de données non relationnelle sur le nuage et un gestionnaire de message à la JMS. Et il existe SQL Service qui correspond à une solution de base de données relationnelle sur le cloud... et qui fonctionne très bien avec de un térabit de données !!! la seule solution de ce genre existante actuellement ?!

La plateforme Azure est compatible JAVA, Ruby et PHP ! Quoi ? Mais qu'est ce qu'il raconte ? Et oui, Microsoft propose les outils nécessaires pour déployer des applications dans d'autres technologies que les leurs. Déroutant ? Pas tant que ca quand on sait que si Microsoft veut rester dans la course, il leur faut s'ouvrir au reste du monde.

Azure vient avec d'autres services appelés .Net Services: un service BUS (ESB/SOA) et l'access contrôle ou la gestion des comptes, du paramétrages et des habilitations). Et pour finir, on passe en revue les services additionnels appelés live services, qui sont une gestion de l'authentification, des utilisateurs, la synchronisation de fichiers, la recherche etc...

Une comparaison de la solution d'Amazon EC2 à Azure permet de voir que les solutions équivalentes sur le stockage et sur l'infrastructure. Une des différence est qu'avec Azure les services sont à la mode REST (accessible par une requête HTTP). La différence majeure vient du contrôle de l'OS car côté Azure on n'a pas accès à l'OS contrairement à EC2 mais côté Azure on assure que l'OS est mieux optimisé et un tableau de bord permet de gérer l'OS. En gros, avec Azure on n'a pas d'accès root mais une interface web pour modifier la configuration et un OS pré-optimizé et avec EC2 on a l'accès root mais pas encore d'interface équivalente...

Les bénéfices du Cloud sont pour les startup un moyen de diminuer les couts car créer une plateforme de cloud permettant de gérer autant de données est très onéreux. Pour les entreprises c'est un moyens d'externaliser la prod autrement.

Après une pause et quelques petits fours, je me dirige vers la session de Sami Jaber sur les portails et GWT.

Gestion de portails avec GWT par Sami Jaber.

Il nous explique qu'il n'a pas l'intention de nous faire une Nième présentation des portails avec les portlets etc... et c'est tant mieux.

Pour des besoins web simple, il préconise du PHP avec des outils CMS type joomla and co.

Dans les exemples on voit une application GWT intégré dans un portail type liferay avec une iframe.

Le NACL (native client) arrive sur la table avec la possibilité d'exécuter du code x86 natif depuis le web ! Un peu déroutant...

A la fin de la session je demande s'il est possible d'intégrer du GWT dans du portail sans passer par une iframe (un peu crado non ? et la communication avec les autres widget/portlet dans tout ca ?). Apparemment, il existe des linker GWT pour ce faire.

Démontez vos cloisons avec Leroy Merlin.

La journée se termine par la présentation d'ADEO (mon client) sur la manière d'ouvrir son SI, de le décloisonner pour optimiser sa puissance de feu. Je n'ai pas vraiment pris de note lors de cette présentation car j'y travaille depuis plus de 2 ans. La mise en place des différents outils et méthodes utilisés chez ADEO sont détaillés: les ateliers développeurs en sont un bon exemple. Mensuellement des réunions inter équipes sont organisées et des présentations sur des sujets techniques ont lieu pour bâtir une communauté au sein de la DSI.

Keynote : Daniel Cohen

On y a parlé de la crise qui touche 85% de la planète et qui ressemble à la crise de 29 mais sans les erreurs du passé. Les banques ont été sauvées et on hésite pas a avoir un budget en fort déficit pour lancer de gros projets qui maintiennent l'économie à flot. L'Allemagne en 29 avait tout fait pour avoir un budget à l'équilibre ce qui avait rendu très difficile la sortie de crise.

On y remarque que d'une innovation majeure ressort un cluster d'innovation. Les innovations majeures du passé sont la machine à vapeur, l'électricité puis l'informatique.

La crise des subprimes est détaillée : les organismes de crédit prêtent de l'argent, puis on convertit le tout en titre que l'on remet en bourse... bref la crise quoi.

Il est difficile de transmettre le savoir communiqué lors des keynotes, le mieux étant de les regarder directement, et ca tombe bien, ils sont en webcast.

La journée se clôture par un cocktail et des amuses bouche de très bon goût. Puis un petit groupe s'organise et direction un restaurant italien du quartier des Champs Élysée histoire de débriefer sur cette première journée extrêmement riche en information. Chacun raconte ses sessions favorites et on s'accorde pour dire qu'on a vraiment hâte de revenir le lendemain !

A bientôt pour la suite et la seconde journée de l'usi.

dimanche 5 juillet 2009

Université du SI - Résumé du Jour 1 : USI-J1

Article en cours de construction, mais déjà publié pour avoir des retours utilisateurs au plus tôt ;-)

L'année dernière je me suis laissé surprendre mais cette année je m'étais préparé à l'avance ! Pas question de rater la seconde édition de l'Université du SI (USI) organisée par Octo technologies à Paris. Les retours sur la première édition ne tarissent pas d'éloge sur le fond comme sur la forme, c'est LA conférence du domaine IT à ne pas rater en France.

Je pars donc à la recherche de solutions pour que je puisse participer à cette nouvelle édition et c'est grâce à un article du blog du touileur-express, Nicolas Martignole, que j'obtiens la silver bullet : Il est possible d'utiliser son DIF pour l'USI et il donne quelques réductions de 50% aux premiers arrivés. Ma réduction en poche je contacte Octo pour savoir comment utiliser mon DIF et faire en sorte que le Fafiec prenne en charge ces 2 jours de formations puis je contacte ma direction (Empeiria) qui est favorable à ma demande. Un grand merci au touilleur pour le coup de pouce !

L'USI c'est 2 jours de conférences variées autours des thèmes Méthodologie, Gouvernance, Usabilité et Technologie. L'organisation est impressionnantes, prise de contact régulière avec les participants pour les maintenir attentifs, mise en ligne des programmes et du détail de chaque session, publication de teasers pour certaines sessions et possibilité de choisir sa feuille de route à l'avance sur le site. Le challenge commence donc avant même de se rendre à l'USI, comment choisir sa feuille de route quand on a 4 sessions de front et qu'elles nous intéressent toutes... et ce 6 fois pour chacun des 2 jours... avec 30 sessions/keynotes par jours, on ne va pas chômer !

Le premier keynote est celui de Joël De Rosnay qui fait une revue du web et dresse son historique avant de mettre en avant l'émergence de la numérisation: Nous vivons dans un environnement cliquable. Par exemple Sekai Camera est une application permettant de laisser des commentaires visuels appelés "Air tags" dans les vidéos enregistrées avec son Iphone.
Puis c'est un tour d'horizon du web du futur qui nous montre la démocratisation des imprimantes 3D permettant de matérialiser des objets plastiques à partir de fichiers récupérés sur la toile... déroutant ! Ensuite il met en avant le conflit d'intérêt entre les anciens et les nouveaux acteurs du web avec une courbe très parlante où on voit clairement qu'on diffuse moins largement une information avec une pub en prime time qu'avec un encart publicitaire ciblé sur internet. Le temps de la communication unidirectionnelle est révolue et laisse place à la communication de "tous vers tous"...
Il prédit l'arrivée du P2P dans des secteurs comme l'assurance, la banque, l'éducation, le consulting ou l'énergie. C'est ensuite les risques et la fin de la vie privée qui sont montrés du doigt cela fait émerger des problèmes éthiques. Impressionnant de voir un homme maitriser un sujet aussi pointu que les scénarios futurs du domaine IT alors qu'il a plu de 72 ans !!

Je me suis laissé guider par mon instinct de geek pour assister à la présentation de Didier Girard sur le monde Google en entreprise ou il nous a présenter le fonctionnement de Google avec une hiérarchie des plus plate ainsi que sa vision du web 3.0 et des conditions à remplir pour que le web prenne le pouvoir sur le desktop. Il préconise d'éviter Flex/Flash et Silverlight.
J'apprends que si le web a mis si longtemps à évoluer c'est à cause de ie qui bloquait toute évolution car il n'y avait pas de concurrence et donc aucun intérêt pour Krosoft de faire évoluer le web. Puis il enchaine sur l'archi ROA (Rest) où toute ressource et fonctionnalité sont accessibles via une url web.
On voit que l'arrivée d'HTML5 va améliorer l'usabilité du HTML et donc du web.
Après on parcours les services Google dont le Cloud avec GAE, le développement avec GWT, les mobiles avec Android et on parle de SDC une sorte de reverse tunnel permettant au cloud d'accèder au SI interne de manière sécurisée. Et on termine avec le buzz du moment: Google wave ! Qui fera l'objet d'une session improvisée le lendemain.


J'enchaine avec la présentation en anglais d'Amazon de sa vision du cloud par @simon qui est un très bon orateur. Ca commence fort avec un débat sur la définition du cloud, quand quelqu'un interpelle @simon pour lui dire qu'il a tord de présenter le cloud comme du scalable d'infrastructure sans le découper en 3 couches (infra, plateforme, service/soft). @simon répond très simplement que quand son infra est scalable avec les couches du dessus le sont forcément aussi car elles profitent de la couche basse.
On enchaine avec les 7 points de la scalabilité : 1/ Concevoir pour l'échec. Tout système est faillible, il faut prévoir l'échec et le gérer à priori. 2/ Couplage faible. On enfonce des portes ouvertes. 3/ Concevoir dynamique. Pensez à l'évolution du système. 4/La sécurité est partout. 5/Ne pas avoir peur des contraintes. Affrontez les. 6/Les différentes solutions de stockage : S3, EC2, EBS 7/ L'écosystème AWS et sa communauté.
En passant, on a le droit à une chanson de mikael jakson : "You're not alone" Sous-entendu, Amazon et sa communauté est la pour nous accompagner sur le sujet du Cloud. Concernant la migration d'application du SI vers le cloud, il ose répondre que c'est simple et que seul la problématique de refonte de la persistance est un peu touchy... la blague...
La présentation est accessible ici.

Il est midi, c'est leur du buffet et comme j'ai raté le petit déjeuner et que le keynot est retransmis sur les écrans alors je prend une pause networking pour rencontrer des personnages publics présents : Guillaume Laforge de Groovy/Springsource, Nicolas Martignole du touilleur-express, Arnaud Héritier de Maven/eXo, Julien Dubois de Springsource, Vincent Massol de XWiki et j'en passe.
Le buffet est fantastique mais je m'aperçois un peu tard que c'est également un keynote de qualité que je suis en train de rater ! Luc de Bradandere est un grand orateur qui avec des exemples simples vous fait comprendre que la créativité n'est pas à l'horizon mais à vos pieds bien souvent ! J'ai hâte de voir ce keynote en vidéo !

Puis vient l'heure du keynote de 13h qui est celui que je ne voulait pas rater ! C'est Neal Ford de Thoughworks qui fait son show avec un concept qui me fait rire avant même d'y assister: Les philosophes d'antan et la Foire aux embrouilles. Il ose montrer que Aristote et Platon parlaient déjà agilité et il anime dans l'assistance une euphorie étrange... Mais que ce passe t-il ? On ne parle pas d'un sujet très poilant pourtant ! On y parle de la différence entre ce qu'on nous vend et ce qu'on achète avec une image du BigMac sur le menu et une autre sur le même BigMac une fois acheté...
Il annonce que si on supprimait 30% des effectifs dans les DSI, les projets avanceraient plus vite. Ils parle de ceux la même qui ralentissent les projets et font en sorte de tirer la couverture... on en a tous ! On parle de KISS : Keep it stupid simple. Il explique pourquoi SOA/ESB c'est trop complexe et que cela n'est pas la silver bullet mais simplement la nouvelle façon de vendre du consulting et du service aux clients: La complexitax ! Puis on s'étend sur le Chindia, la fusion de la Chine et l'inde, nos concurrents de demain qui nous imposent de nous reprendre sur notre façon de travailler pour contrer cette émergence.
Il y a plus de diplomés d'honneur en Chindia qu'il n'y a d'étudiant au états unis. Et je terminerai par "If you want to build a ship, don't herd people together to collect wood and don't assign them tasks and work, but rather teach them to long for the endless immensity of the sea." Antoine de Saint-Exupery
La présentation est disponible ici.

J'ai ensuite profité de la présence de Tristan Nitot de Mozilla Europe pour comprendre comment ils fonctionnent. Il était très fatigué car Firefox 3.5 est sorti la veille de l'USI... forcément ca prend du temps quand on est responsable de tout ce joyeux bordel. Il explique assez simplement quels sont les rouages de l'association Mozilla. A la base, ils avaient un gros logiciel qui faisait tout, un bureau web avec les mails, le navigateur etc...
Puis il ont tout découpé pour ne garder que le meilleur dans chaque module. Puis ils ont laissé la possibilité aux utilisateurs de contribuer sans vraiment faire exprès en créant le système d'extension actuel qui à l'orgine a été implémenté pour des raisons obscures, pour faire plaisir à quelques utilisateurs. Et c'est en fait cette fonctions qui a fait le succès du navigateur.
Il a expliqué les différents niveaux de contributions existant et le découpage de la communauté: 1 responsable des développements, 80 développeurs, 100 débogueurs, 1000 testeurs quotidiens, 10000 testeurs de beta, 100000 testeurs de RC, 200000000 d'utilisateur... bref 20% des parts de marché.

La suite ASAP... et la mise en forme encore après.